Mars sec, mai mouillé

mercredi 4 mars 2015
par  GeneO

1914

23 mars
Une tempête sévit sur toute la France. A Bayonne, la foudre tombe sur le toit de l’hôpital Saint-Léon et fut à l’origine d’une début d’incendie. Les bateaux ne sortent plus des ports et une neige abondante est tombée sur les montagnes navarraises. Le spectacle des vagues déchaînées a attiré une foule de curieux à Saint-Jean-de-Luz et Biarritz. (Source : Journal "Le Temps", Gallica.bnf.fr, Journal "Le Figaro, Gallica.bnf.fr)
Cent ans après la foudre s’abat de nouveau sur la cathédrale pendant la fête de la musique. L’impact a été imortalisé en photo par un journaliste de Sud-Ouest et publié quelques jours après. (Source : Journal "Le Sud Ouest" 23/06/2014)

1903

4 mars
Une succession de tempêtes secouent le littoral français mettant en péril tout bateau qui tente de naviguer. A Biarritz, l’équipage d’une trainière de pêche en a fait l’expérience. Sous le commandement de Pierre-Antoine Lospital, l’équipage (Casamajor et Aldo de Guethary, Lafargue de Bidart) connurent une belle frayeur alors qu’à cinq milles au large pour pêcher la sardine, la tempête se leva soudainement, déchaînant d’immenses lames de fond et de violentes rafales de pluie et de vent. Plusieurs fois sur le point d’être submergés, c’est après une lutte désespérée que l’équipage réussit à regagner le port de Biarritz, rapidement secourus par des marins. [1]

1892

12 mars : relevé des températures par M. Weil opticien à Pau
- 9 heures : pluie, 2.5°C
- Midi : pluie, 4.2°C
- 3 heures : pluie, 6°C
 [2]

1876

24 mars : L’observatoire du pic du Midi
La décision de construire un observatoire est acquise. Le choix de le placer en altitude bénéfique pour l’observation des conditions métérorologiques. Lire l’article complet dans le journal "Lindépendant des Basses-Pyrénées" n° 68 du 24/03/1875 in www.pireneas.fr

1869

3 mars : Une violente tempête sévit sur tout le littoral
A Biarritz "La mer comme l’Adour, a fait ses exploits dans la matinée d’hier. L’établissement des Bains Napoléon sur la côte de l’Impératrice a eu deux cabines enfoncées par les vagues". Les maisons ont été endomagées par le vent : la maison Arteon dont la façade a été emportée, dans la maison de M. Darrigrade le vent a fait tomber une cloison. "Les lames atteignaient par moments la statue de la Vierge qui surmonte la roche du Cucurlong". Les aventureux qui avaient osé monter sur la galerie du sémaphore sur l’Atalaye ont été arrosées par les vagues.

A Saint-Jean-de-Luz la tempête a été dramatique. Les navires ont eu d’énormes difficultés à s’abriter dans le port : 4 d’entre eux étaient en danger. 2 ont pu être secourus et halés jusqu’au port de Socoa, 2 autres non. Ils se sont écrasés sur les rochers "situés entre les bains de Ciboure et Cordilleta". Tous les hommes furent sauvés à l’exception d’un mousse et du capitaine de l’un des bateaux lesquels ont sombré totalement. Les corps ont été vus gisant sur les rochers, seul l’un d’entre eux, celui du capitaine a été retrouvé.
"Pendant la nuit du 1er au 2, à quatre heures du matin, la place de Saint-Jean-de-Luz n’était qu’un lac et la rue basse de Ciboure un torrent. La mer a occasionné de graves dégâts aux rez-de-chaussée des maisons de cette rue et des pertes assez considérables, notamment chez un boulanger et chez un épicier". (Source : journal "L’indépendant des Basses-Pyrénées" n°62, 08/03/1869 in www.pireneas.fr)

Quand l’actualité rejoint celle de nos ancêtres

Quasiment jour pour jour mais en 2015 un chalutier s’échoue à Saint-Jean-de-Luz
- Le reportage sur France3
- Un article de Sud-Ouest

Rocher de la Vierge, marée montante, Biarritz, 1885
Rocher de la Vierge, marée montante, Biarritz, 1885
Auteur :Trutat, Eugène (1840-1910). Photographe
Bibliothèque municipale de Toulouse, TRU C 587 http://numerique.bibliotheque.toulouse.fr/ark:/74899/B315556101_TRUC0587

[1Source : Journal "Le Patriote" n° 2054, 4 mars 1903 in www.pireneas.fr

[2Source : Journal "L’indépendant des Basses-Pyrénées" n°129, 13/03/1892 in www.pireneas.fr


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