Anhaux : une maison, une histoire "Chochoua"

mercredi 31 mars 2010
par  GeneO

Une étude réalisée par Claude Lesgourgues.

Le travail de recherche autour de la maison reste capital pour le généalogiste travaillant en Pays Basque. Grâce à cet article, vous trouverez non seulement de nombreuses informations sur ces maisons d’Anhaux mais vous aurez ainsi une idée de ce qu’il est possible de trouver comme documents d’archives.

LES HABITANTS DE CETTE MAISON

Registres des délibérations de la cour générale de la Vallée de Baigorry

Nous trouvons sur ces délibérations deux mentions de l’installation d’Antoine Bordagaray à Olheguy. C’est l’époque de création de cette borde.

Le 2 mai 1688une plainte faite par Anthoine de Bordagarray de Chubitoa que les habitants de Lasse
l’empêchent de faire une fermeture de terre commune au lieu dit appeler Larrandoqui Erregue. La cour
générale a donné pouvoir au Sieur de Barnetche et Detchepare jurat d’aller voir le dit endroit pour lire
rapport a la première cour générale
 [1]

Le 30 mai 1688Sur le rapport fait par Barneche et Etchepare jurats qui se sont transportés au lieu de Lasse
(………….) entre les habitants du dit lieu et Anton de Bordagaray de Chubito et qu’il ont admis est que ce
dernier peut fermer la dite terre sans faire nul tord aux habitants de Lasse, la dite cour générale lui a promis
de faire la dite ferme attendu que la terre est commune, n’en ayant personne qui ait ( ?) rien dit que Alcatte
jurat du dit Lasse qui s’est opposé a la dite ferme
.’ [2]

LES ARCHIVES NOTARIALES

 [3]

Charges spirituelles au XVIII° siècle

Le 19 juin 1746 maison Jaureguia, par devant maître d’Apesteguy :
Antoine maître propriétaire adventif de la borde de Bordagaray autrement Chochoua et Jeanne de Larraburu
fille d’Urruty maîtresse adventive de cette maison du quartier de Heguy, sa femme font rente pure, simple et
perpétuelle de 3 livres pour raison de capital d’une somme de 60 livres vers et en faveur du sieur curé du
lieu et ses successeurs. Le curé étant absent, c’est le notaire qui le représente.
Miguel de Larraburu maître médiat et propriétaire de la maison de D’Urruty verse aux dits Bordagarray les
60 livres de capital, qu’il leur devait.
Les dits Bordagarray versent une somme de 58 livres en payement final d’une somme de 78 livres à Joannes
maître ancien et propriétaire de la maison d’Urrutigaray, pour la dot, droits paternel et maternel promise pour
le mariage de leur fille Marie de Bordagaray avec Ferranjo d’Urrutigaray son fils, suivant acte du 25 août
1741 reçu par d’Apesteguy.
Avec ces, rentes, Obits ou prébendes, les curés étaient de véritables usuriers. Hélas, souvent, le capital se
retrouvait du, additionnés d’intérêts a la succession de la maisons, laissant les héritiers dans des difficultés
qui rendaient leur sort très difficiles.

XVIII° siècle

Le 18 novembre 1720 devant maître Chegaray, Joannes d’Etcheberri maître ancien de Bidaburia
vendait une pièce de terre en friche d’une contenance d’environ deux coussereaux à Peillo d’Alas maître
adventice de Chochouarena à Olheguy. Cette pièce de terre, Bidaburu, l’avait fermée, labourée lui même et
donc extirpée aux communs. Elle se situait au quartier Olhegui et était confrontée aux terres de chochouarena
et à un pré d’Urrutitipy. Le prix avait été fixé à 44 livres 12 sols.
En fait cette vente fut fictive car elle se fit pour rendre à Chochoua une somme d’argent que Bidaburu leur
avait emprunté pour régler les dépenses faites pour l’enterrement de sa fille.

Contrat de mariage entre Anthoine d’Alas et Jeanne de Larraburu.
Le 6 mai 1730 maison Jaureguia, par devant maître d’Apesteguy ont comparu :
Marie maîtresse de la maison Bordagaray d’Olheguy, surnommée Chochoua et Peillo d’Alhas son mari
faisant pour Anthoine d’Alas son fils aîné
Et
Jeanne maîtresse ancienne et propriétaire d’Urruty et Enaud de Larraburu son mari, maître ancien et adventif
de la même maison, ainsi que Miguel leur fils maître jeune et propriétaire d’Urruty faisant pour Jeane de
Larraburu dernière fille cadette.
La dite Bordagaray institue son fils héritier universel renonçant à tous ses biens se réservant seulement la
majorie.
Les dits de Larraburu promette à titre de dot la somme de 150 livres la moitié en argent l’autre moitié dans
un an au moyen d’une vache.
Sur l’argent qu’elle aura reçu, la dite Bordagaray devra habiller son fils et acheter par manière de présent à sa
belle fille 1 paire de souliers, 1 paire de bas et une jupe de cordeillat [4] le tout en décharge de son fils.
Les dits de Larraburu et d’Urruty père et fils ont promis de baillé à titre de joyaux a la dite Bordagaray : 200 tuiles, 30 plantons de pommiers
Et à la dite Larraburu leur fille et soeur un lit en façon de paysan complet a la réservé du bois, un coffre de noyer avec 12 linceuls de lin et d’étoupe, 12 serviettes de lin, 7 essuie mains d’étoupe, 1 nappe et de l’habiller en outre suivant son état. Le tout d’une valeur d’environ 50 livres.


[1Registres des délibérations de la Cour Générale de la Vallée de Baigorry : 2 mai 1688, page 14.

[2Registres des délibérations de la Cour Générale de la Vallée de Baigorry : 3 novembre 1688, pages 17 & 18.

[3ADPA Minutes notariales

[4Etoffe de grosse laine

[5ADPA

[6Archives communales d’Anhaux